17 septembre 2009

RICHARD ROMANO





























L'HISTOIRE EXPOSEE, a été présentée pour la première fois en France à Jausiers-Barcelonnette puis a parcouru à travers plusieurs étapes, le périple des Alpes Maritimes: de Vintimille à Demonte, de Cunéo à Valdiéri et enfin à La Brigue où tous les amis de Richard étaient présents au vernissage le samedi 12 septembre 2009

31 août 2009

GRAND PRIX DE ROME


Célébration du centenaire
du professeur de Gravure Suzanne MAILLART

« LA BRIGUE illustrée par une famille de graveurs»







Discours du Maire de La Brigue
Cette rétrospective est organisée pour le centenaire du Professeur de gravure Suzanne MAILLART qui aura 100 ans le 20 octobre 2009.

Suzanne MAILLART - RAFINE est née le 20 octobre 1009 à Paris IV. Elle est arrivée à Nice en 1937.Elle a été l’élève d’André Maillart, Grand Prix de Rome de gravure en taille douce en 1912, elle est donc spécialisée dans la gravure sous ses diverse formes : lithographie, linoléum, cuivre.

L’œuvre de Suzanne MAILLART présente plusieurs périodes qui jalonnent sa vie.


Une période Marocaine où elle a suivi son futur beau père dans les années 1930 notamment lorsque celui- ci devait honorer un contrat pour la réalisation de billets pour la Banque de France au Maroc alors protectorat. Elle a assuré même la deuxième face du billet de 10.000 francs représentant le port de Casablanca pour terminer le contrat d’André MAILLART tombé gravement malade.

Elle fit à cette occasion plusieurs gravures sur les scènes de vie du Maroc dont l’une illustra une revue pieuse de l’offrande de la samaritaine à Jésus.

Le couronnement de sa jeune carrière fut sa sélection pour concourir au Grand Prix de Rome, la plus célèbre des récompenses nationales pour un artiste.
Elle a obtenu le deuxième second grand PRIX DE ROME pour la gravure en taille douce en 1938 avec comme thème du concours : « Judith présentant au peuple assemblé la tête d’Holopherne, général des Assyriens ». Il faut noter que l’attribution du premier prix cette année au lauréat AILLAUD entraîna une vive polémique.

Puis vient la guerre, son mariage, les enfants.
Elle est nommée professeur de gravures à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Nice de 1944 à 1974 où elle put apprendre à de nombreux élèves l’art de la gravure et a également croisé de nombreux artistes dits de l’Ecole de Nice devenus très célèbres comme CESAR, ARMAND, BEN.

Pendant cette période d’après guerre, elle grave de nombreux nus dans le plus pur style des gravures de l’époque et illustre de nombreux livres.

Suit une période mystique avec cette magnifique Vierge et l’enfant tout en douceur et reflétant le bonheur d’une mère.

Elle fit de nombreuses expositions dont il ne reste pratiquement plus d’œuvres illustrant cette phase de sa vie.

Le village de La Brigue fut découvert par son Beau Père André MAILLART en 1950 puisqu’il a peint les scènes bibliques de Notre Dame des Fontaines. C’est à ce moment-là que Jean et Suzanne MAILLART et leurs trois enfants Gérard, Claude et Christine ont passé leurs vacances dans ce village « monumental ».
Elle a ainsi trouvé un site de villégiature dans ce village qui avait conquis son cœur d’artiste.

De nombreux habitants de la Brigue se souviennent encore de cette artiste qui installait ses chevalets dans toutes les hauteurs de la Brigue pour croquer ce village reposant harmonieusement dans ce vallon de la Lévenza et protégé par cette tour médiévale.

Des dessins de grandes tailles, des gravures et pastelle reproduisent le village sous tous ses angles à partir des montagnes environnantes.

Suzanne MAILLART a continué la gravure, le dessin et la peinture à sa retraite. Sa nouvelle passion fut les arbres, les branches, les racines avec leurs formes tortueuses et mystérieuses où le stylet du graveur peut trouver toute sa force et sa puissance en creusant le cuivre ou le lino comme le temps déchirant l’écorce des arbres.

Cette période fut ponctuée de quelques expositions mais surtout celle de l’offre de ses œuvres aux amis et à sa famille. Les œuvres de cette rétrospective proviennent uniquement des collections personnelles.


André Diomède MAILLART est né le 7 septembre 1886 à Paris.

Il fut Premier prix de Rome de Gravure en 1912 dont le thème était « le martyr de St jean baptiste ». Il fut directeur de l’Ecole nationale des Arts décoratifs de Nice de 1939 à 1950.

En 1940 l’Evêque de Nice lui demande de faire des reproductions de quelques fresques de l’Eglise de Notre Dame des Fontaines en vue d’une exposition à NICE.

Claude MAILLART (épouse MARTIN) est née le 17 juin 1943 à Nice.
Dans la lignée de sa mère et de son grand père, Claude rejoint l’Ecole nationale des Arts décoratifs de Nice et passe son diplôme de céramique sur le thème « la vallée des Merveilles » et réalise à cet effet de superbes gravures sur linoléum des signes dont les plus célèbres : le christ, le sorcier.

Elle a été professeur de Dessin à Bastia. Elle expose actuellement surtout en Corse sur des peintures de villages et à la demande de particuliers.

Cette rétrospective présente une quarantaine d’œuvres dont les prix de Rome d’André et Suzanne MAILLART, les billets de Banque du Maroc gravés par André puis Suzanne MAILLART, les toiles de reproduction des fresques de Notre Dame des Fontaines, des dessins, gravures et pastel du village de la Brigue ainsi que de nombreuses gravures de Suzanne MAILLART et les Gravures des signes de la vallée des Merveilles de Claude MARTIN-MAILLART.







Discours par Maître José Balarello, Sénateur honoraire, Vice-Président du Conseil général des Alpes maritimes avec remise de la médaille du Cg06 au nom de son Président monsieur Eric Ciotti.









Texte de Bernard HENOU

Je tiens à vous remercier Monsieur le maire de cet hommage rendu à Suzanne Maillart. En effet dès que j’ai sollicité une salle pour une rétrospective des œuvres de ma Belle-mère à l’occasion de son centenaire avec quelques oeuvres concernant la Brigue, de son Beau Père André Diomède MAILLART et de sa fille Claude MAILLART MARTIN, vous avez spontanément proposé que la ville lui rende un hommage pour son prix de Rome et l’ensemble de son oeuvre sur la Brigue.
Avant de passer la parole à ses enfants Claude, Gérard, Christine, à ses petits enfants et ses arrières petits enfants je vais vous lire quelques pensées de Suzanne.
Suzanne, vous avez à 90 ans appris à utiliser l’ordinateur afin de transcrire vos pensées et vos sentiments concernant vos œuvres et nous avons retrouvé quelques textes. Aussi je me permets de vous lire ce que vous avez écrit sur la gravure.

« « La gravure : c’est une richesse.
En prenant le principe du métier, c’est un plaisir manuel, plaisir du trait, du travail de l’outil ;
On se laisse emporter par l’outil et la main donne les formes et les valeurs.
On peut créer avec un outil, de l’acide, des grains etc.. Des matières et des effets que l’on n’obtiendrait pas avec le crayon, la plume la couleur etc. ;
C’est une richesse car c’est une base de diversité par les impressions en noir ou en colorés, les gaufrages etc. ;
C’est un moyen d’expression originale qui détruit l’idée primordiale de reproduction.
C’est une richesse par les noirs, par les valeurs, par les blancs ;
Une émotion donnée par la nature colorée peut être traduite plus intensément par la gravure (parfois) que par la peinture. Parce que la gravure permet d’imaginer la couleur.
Le peintre la montre telle qu’il la ressent et permet aussi un choix au-delà de la couleur.
La gravure la suggère au-delà des noirs ou des tons sobres.
Notre tempérament est là dans chaque œuvre. On retrouve une dominante, une prépondérance pour un rêve latent ou pour une idée obsédante ; mais on change d’état d’esprit et c’est pourquoi l’on peut aussi bien comprendre le réel et l’irréel, l’abstrait et le concret.
Le choix, la vision sont immédiats ; l’impression ressentie, l’émotion seront plus tard raisonnées pour pouvoir les retrouver tout au long de l’exécution de l’œuvre. …».



















Texte de Gérard Maillart

Monsieur le Maire, Monsieur le Conseiller général,
En tant que chef de toute la famille ici présente, enfants petits enfants arrière petits enfants, je voulais vous écrire pour vous remercier de cette organisation.Comme je n’ai pas envoyé ma lettre, je vous remercie de cet hommage
.







Texte de Christine HENOU MAILLART le 22 Août 2009

Je suis la plus jeune et moi aussi je me souviens d’avoir grimpé autour de La Brigue. Je n’ai pas eu la fibre artiste mais maman m’a donné l’amour de La Brigue puisque nous y avons acheté une maison récemment.
Je vais vous lire une pensée de maman au sujet de la gravure n°9.
« L’idée de faire un burin m’est venue en regardant les dessins au crayon que j’avais fait à la BRIGUE ;
Tout un été je suis montée au ravin de Boseille pour faire les croquis nécessaires. La encore ce fut un travail de longue haleine et acharné mais passionnant.
Dans les dessins de la Brigue, c’est une recherche d’esthétique, la forme du village au Rio Seco, ce grand triangle vu de haut.
Dans la gravure c’est aussi l’esthétique mais c’est en plus l’impression produite, non pas une copie photographique, pure, mais un effet de grandeur, d’immensité retour sur soi même et le petit point que nous sommes à coté de la grandeur de la nature, des éléments. Enthousiasme du soleil environnant, enthousiasme pour une petite branche, une petite herbe, un bouquet.
J’ai beaucoup aimé travailler cette gravure, le métier sec et précis donné par le burin et la netteté de la pointe donne un caractère rigoureux, vrai.
C’est le travail pur, sans ajout d’acides, sans « repentirs » ni reprise. C’est l’outil seul avec le matériau. »



















Texte de Pascal Martin

Mamie Suzanne,
Nous tes petits enfants, Gwenaëlle, Yoann, Aymeric, Erwan, Ghislaine, Gildas, Guillaume, Thierry, Pascal,
Nous puisons notre force au plus profond d’une source ET QUELLE SOURCE !!

Jean, Suzanne,
Notre source, nos racines,
Des éclats de liberté jaillissent de nos êtres et telles des branches folles, nous nous envolons vers la lumière.
« L’acqua core, u sangue stringhje », l’eau court, le sang ressert.
Lorsque nous ouvrons les yeux chaque matin, nous ouvrons le livre que vous avez commencé à écrire.

Texte de Aymeric Henou

Amour de la nature,
Douceur, gentillesse, délicatesse,
Don de soi, art, passion, volonté…
Tu es ce que tu nous as donné !
Quel jour merveilleux, ce jour où nous relions toutes les pages de votre histoire, sur cette terre de La Brigue : Terre d’Union et de Réunion !
Merci pour ce don le plus précieux que vous nous avez transmis : LA VIE !

Texte de Géraldine MAILLART (13 ans)
lu par son père Thierry MAILLART

Chère Famille, Passants et Inconnus

En ce jour si important, le centenaire de mamie, la « réunion de Famille », je suis une des seules absente. C’est pour cette raison que je vous écris cette lettre. Pour être quand même un peu avec vous ; je pourrais simplement vous écrire un petit truc de quatre ou cinq lignes, disant que je suis triste de ne pas être avec vous, mais ce ne serait pas assez.
Aujourd’hui, c’est Mamie, la « Star », nous sommes centrés sur elle ; mais, c’est aussi l’occasion de se retrouver en famille ; de revoir des personnes qu’on ne voit pas tous les jours ; certains d’entre vous, je les ai vus il n’y a pas très longtemps, et d’autres que j’aimerais voir plus souvent…
A toi mamie : « Depuis ma naissance, je n’entends que des belles choses à ton sujet, j’ai la chance d’avoir pu passer tous mes Noëls à tes côtés. Et puis il y a eu ce jour où tu as glissé sur mes jouets que j’avais étalés dans la chambre… ce jour où tu as tenté de m’apprendre à dessiner le lustre de ma chambre…et celui où tu as mangé les gâteaux de pâte à modeler que les jumelles et moi avions fait… Autant de souvenirs que la vie m’a permis de partager avec toi…

Aujourd’hui tous réunis pour célébrer ton œuvre et ta vie et je sais qu’une part de ce que je suis vient de toi. Alors ma Chère mamie, je te souhaite une très belle journée…pleine de l’amour de ceux qui t’entourent et du mien »

Mamie je t’aime

Géraldine.

UN GRAND LOTO

SIGNES PREHISTORIQUES

CHANT LYRIQUE

LA PECHE

Une belle organisation et un franc succès !

Bravo à la société de pêche qui s'investit pour faire revivre nos cours d'eau

Quel travail en partenariat avec la commune, le conseil général, l'état, le club spéléo de La Brigue..... pour retouver où se perd l'eau






LES ORGUES

LE QUINZE AOUT

LA FEE CAPELINE

COROU DE BERRA

NOTRE DAME DES FONTAINES

LE GENERAL RUSCA

MAGIQUE !

JEAN-GEORGES INCA

Le peintre Jean-Georges INCA est l'hôte de la Salle des Fêtes de La Brigue pour son rendez-vous estival 2009.
Du 1er au 23 août, une soixantaine de toiles illustreront son parcours esthétique quant aux hauts lieux que sont les montagnes du monde.

J.G.INCA a choisi pour cette exposition,d'une part des toiles tirées de ses collections "Lumières"sur les villages de la Vallée et le Mt Bego et d'autre part une importante sélection de ses toiles récentes consacrées au massif des Dolomites en leurs "voies de lumière".
Hauts lieux du monde, hauts lieux de l'esprit...
Le peintre poursuit une aventure picturale dont les clefs restent la beauté de la nature et la place de l'humain dans cette nature.

PS: Les toiles de Jean-Georges INCA ont été retenues pour être exposées à Singapour jusqu'au 5 août.

DINER - THEATRE à MORIGNOLE

SILENCE ON TOURNE !

Un film sur La Brigue

29 juillet 2009

LE 1er JOUR DU RESTE DE TA VIE











RUE DU FOUR











LA SAINT JACQUES







LES ARTISTES VALLEENS

MANDOLINE ET CLAVECIN

CHANTS OCCITANS ET DANSES

VERNISSAGES AU MUSEE

FESTIVAL SOUROUPA

Le festival Souroupa est une manifestation complètement originale organisée par l’association Signes. Il réunit des artistes sourds ou pas qui offrent à un public sourd ou pas, des spectacles de grande qualité.

Lors de la quatrième édition, la journée du 11 juillet s’est déroulée à La Brigue où le public du village s’est mêlé à des touristes et des festivaliers venus de toute la Côte et parfois de bien plus loin.

Pour commencer, le tambour Tempête et Mademoiselle Izaurre Mirepoix, deux personnages hauts en couleur ont parcouru les rues du village pour exhorter les passants à assister à la manifestation.

Puis, un spectacle d’un genre peu connu, le théâtre de figures a été joué dan la salle des fêtes : « Sans issue » de la Compagnie Full Circle de Toulouse. Créé et interprété par Mary Sharp, à la fois comédienne, marionnettiste et plasticienne, il fait entrer le spectateur dans un univers étrange et inquiétant où évoluent des personnages à l’esthétique superbe.

A suivi sous le chapiteau le premier duo de danseurs sourds de France créé par les ateliers Desmaé. Cécile Nicol et Nicolas Cheucle ont interprété « Traces », une création de Kilina Crémona, chorégraphe à la carrière internationale (partie immédiatement après en Mongolie). Danse contemporaine, jonglage et langue des signes s’y mêlent dans un spectacle poétique.
Pour terminer la journée, un artiste époustouflant venu de Glasgow : Ramesh Meyyappan dans un spectacle burlesque « This side up » qui a obtenu en 2006 le « Singapore’s Life Theatre Award » (prix du meilleur acteur dans un rôle principal) Le rythme, la justesse du moindre geste sont impressionnants… Sans aucun accessoire, le comédien devient chien sous les yeux du public par la magie du mime.


Après cette journée, le festival Souroupa s’est prolongé à La Brigue d’une manière inhabituelle avec la participation à la cérémonie du 14 juillet d’un groupe de 8 personnes sourdes venues de Marseille qui ont interprété l’hymne national en langue des signes. Un moment très émouvant pour tous !

Et après le festival, que reste-t-il ?
Un désir de prolonger ces instants partagés d’émotion intense…. Et l'envie de revenir. Pour le prochain festival en 2011 c’est promis ! Mais peut-être avant pour apprendre la langue des signes ou le théâtre gestuel, voir le résultat d'une résidence d’artistes ou assister à un autre évènement. L’association Signes pourrait bien nous en faire la surprise !

LA MARSEILLAISE EN LANGUE DES SIGNES

ORCHESTRE PHILARMONIQUE DE NICE

TUNING

ARMAND OLIVIERO

SAINT SEPULCRE DE JERUSALEM

SAINT ANTOINE LE 13 JUIN











Saint Antoine a été fêté le 13 juin dans la chapelle privée des Franca.

23 juin 2009

DEVELOPPEMENT DURABLE




Convention tri-partite signée avec les 2 parcs régionaux italiens

12 juin 2009

CANAVESIO


11 juin 2009

FETE DES MERES







LA M.A.S. DES FONTAINES




21 ans déjà et bientôt une nouvelle directrice

31 mai 2009

VTT







REMO RUFFINI











DEFENSE DU BUREAU DE POSTE




Elus et poulation tous ensemble pour le maintien des bureaux de Poste dans la vallée de la Roya…
Plus des 150 personnes étaient présentes à l’appel du Comité de défense du service public de la Poste dans la Roya , ce samedi à Breil sur Roya.

Tous les maires, concernés ou solidaires étaient là, ainsi que le conseiller général du Canton de Breil, Fontan, Saorge, ce qui montre que pour tous le service public de la Poste est indispensable à la vie dans la vallée.

Le comité a retracé la manière dont la Poste a été démantelée : 1988 séparation en deux entités (France Télécom et la Poste) puis en ce qui concerne France Télécom transformation en Société Anonyme, ouverture progressive du capital le gouvernement étant d’abord majoritaire puis minoritaire, avec puis sans minorité de blocage… en 2008 on a appris que le gouvernement envisageait le changement de statut de la Poste… la privatisation se poursuit.

Pendant ce temps en 2004 malgré la mobilisation (plus de 1000 pétitions de soutien) le bureau de St Dalmas fermait.

Malgré les pétitions, les réunions à la Brigue et Fontan, en septembre 2008, le bureau de Poste de la Brigue n’est plus ouvert qu’une heure par jour, ceux de Fontan et Saorge un matin sur deux…du soit disant provisoire devenu définitif il y a peu….de plus la direction départementale fait du forcing auprès des maires pour les convaincre d’ouvrir une agence postale communale… dont nous ne voulons pas entre autres parce qu’elles ne rendent pas les mêmes services et parce qu’elles augmentent les charges communales.

D’où la montée de la mobilisation : réunions dans les villages, manifestations, demande de rendez-vous avec la direction de la Poste (resté sans réponse) motions prises par tous les conseils municipaux et… le rassemblement à Breil.

Le comité a également rappelé que la Roya n’était pas seule à se battre mais que de nombreuses mobilisations existaient en France et à l’étranger notamment en Italie.

Les élus se sont succédés à la tribune pour rappeler que :
la Poste est indispensable à la vie des communes (population et vie économique) et à l’égalité de tous sur l’ensemble du territoire
le droit à l’échange, à la correspondance et aux communications est un besoin vital qui ne peut être soumis à des intérêts privés à but lucratif,
qu’il ne fallait pas oublier l’Homme sous prétexte de productivité
qu’il y avait de l’argent pour la politique de la ville alors pourquoi pas pour la politique de la montagne…
et dire et redire qu’ils se battraient avec la population pour le maintien de ce service public dans la vallée.

Mr Delplano, responsable départemental de l’enseigne la Poste, nous a expliqué, que la Poste était en difficulté, qu’actuellement il y avait en France 12000 bureaux de Poste et 7000 Agences Postales et Points Poste et qu’ainsi le service public était maintenu. En gros de quoi se plaint-on ? (remous dans l’assistance).
Plusieurs personnes sont intervenues pour dénoncer les méthodes utilisées par la Poste pour imposer leurs agences postales (statistiques inexactes, conclusions faussées…), les problèmes posés par les Point Poste…
Trois candidats ou représentants des candidats aux élections européennes ont également affirmé l’importance du service public, tout ne pouvant être marchandisé.

En conclusion le Comité a rappelé une dernière fois l’attachement de tous au service public de la poste et remercié les participants. La collecte de lettres (plus de 150) destinées au président de la République et au préfet s’est poursuivie, tandis que le groupe Cercolo invitait la population à continuer l’après midi en dansant ou en poursuivant la discussion en musique.